4 films issus de la sélection du festival, pour comprendre l’état du monde tout en appréhendant les enjeux du documentaire de création.
Dans les vestiaires de la patinoire, un chant nous parvient. Il est braillé par les joueurs de hockey de la Junior A. Leurs plaisanteries potaches fusent presque aussi vite que leurs patins sur la glace. Peu à peu, à mesure que les corps dissimulés sous les épais équipements se heurtent, leurs voix s’élèvent et interrogent leur place au sein du groupe, au sein du sport. Le chant se fait plus doux.
Ce court-métrage documentaire (Desktop movie) explore le regard d’un immigré taïwanais vivant à Paris. « En tant que Taïwanais venu en France, j’ai appris
quelques choses. Et il y a trois choses que j’aimerais le plus partager avec vous. Le français est difficile, mais il y a des choses plus difficiles que le français ». – Te-Gao Hong
Un soleil intense rayonne sur les falaises. Dans le ciel, des centaines d’oiseaux, en ombres, se mettent à tournoyer et descendent vers une place, où gisent plusieurs cadavres de brebis. Le silence est intense. Et d’un coup, d’un seul mouvement tumultueux, des dizaines de vautours fondent sur les charognes, comme une vague de plumes, de becs et d’os.
Un groupe de sportifs canalise la frustration populaire et lutte contre la violence à sa racine en apprenant aux enfants à faire du roller, tout en réinvestissant l’espace public. Parallèlement, un collectif de femmes utilise le roller derby pour redéfinir le féminisme, comme un combat pour toutes celles et ceux que le système marginalise.