LA RUBRIQUE DE MATHIEU

 

Ce mardi était diffusé entre autres deux documentaires aux styles bien différents. L’un portait sur la conséquence de la construction du canal reliant la Baltique et la mer Blanche et l’autre sur le quotidien d’une coiffeuse.

En apparence seulement : dans Triptyque russe, le réalisateur François Caillat utilise le canal pour avant tout parler des tueries perpétrées par les Russes aux pouvoir à l’époque. Pour cela, il n’hésite pas à scinder son film en trois parties : la première est une propagande glorifiant le pouvoir en place à l’époque. La deuxième montre les conséquences sur les prisonniers forcés de participer à cette construction. On y découvre avec horreur les cadavres enfouit sous la terre depuis des années. La troisième partie est plus expérimentale, avec des scènes uniquement basées sur l’environnement où s’est déroulé le drame avec en superposition les personnes mortes pour ce canal.

Dans Chez jolie coiffure, la réalisatrice Rosine Mbakam préfère simplifier sa mise en scène en s’en tenant à un huit clos à l’intérieur d’un salon de coiffure. Mais c’est pour être encore plus proche des coiffeuses. On partage ainsi un moment de leurs vies avec des moments de rires mais aussi de tristesses. En effet, on apprend les terribles épreuves qu’elles ont dû affronter du Liban à la Grèce avant de pouvoir ouvrir un salon de coiffure africaine à Bruxelles, au cœur du quartier Matonga. Et même là, nous comprenons qu’elles sont encore en danger et qu’elles n’auront peut-être plus l’occasion de revoir leurs familles un jour.